by Carmen Lobo

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
happyness
Paris93
peniche
le moulin
Versailles
Palais de Tokyo
Munch
Montmartre
Salon du livre 2012
paris 7éme
la rose
Paris cest ma ville
La concorde
merryb

Dernière version

Le Voyage


« Dites, qu’avez-vous vu ? »

Johannes Maria Staud, jeune compositeur décisif de l’Autriche d’aujourd’hui, met le cap sur la « Terra Nova » de l’électronique en s’emparant de l’interrogation fondatrice de Baudelaire qu’il met en musique. Mêlé aux voix des Cris de Paris et au lyrisme des solistes de l’Ensemble intercontemporain, l’acteur Marcel Bozonnet conduit ce monologue intérieur jusqu’à l’ultime étape, « Au fond de l’Inconnu, pour trouver du nouveau».

IRCAM / Centre Pompidou

Monumenta 2012


Daniel Buren
Monumenta 2012 – Paris

On divague… à l’ombre des mots avec Peter Seelig




Il me racontait sur les différents personnages croisés à Paris
Sartre, Beauvoir.. le Paris d’avant, le Paris nocturne, le temps
ou le gens se parlaient dans la rue…
Lorsqu’il a commencé à parler de son travail, sa passion, j’ai commencé à filmer.
Je ne lui ai rien dit, je ne voulais pas qu’il s’arrête et lui? il
avait tout compris dès la première seconde…

On divague… à l’ombre des mots avec Peter

Merci pour ta bonne humeur

Orphée chante !




Or, un arbre monta, pur élan, de lui-même.
Orphée chante ! Quel arbre dans l’oreille !
Et tout se tut. Mais ce silence était
lui-même un renouveau : signes, métamorphose…

Sonnets à Orphée (1922) Rainer Maria Rilke
Photo: Paris 7eme- Les Invalides © Carmen Lobo

Nous côtoyons la fleur…



Nous côtoyons la fleur, le fruit, la vigne,
et la saison n’est pas leur seul langage.
De l’ombre monte une évidence coloriée
qui a l’éclat, peut-être, de la jalousie

des morts dont se nourrit la terre.
Mais savons-nous quel est leur rôle en tout cela ?
Depuis longtemps c’est leur manière
de traverser le sol de cette libre moelle.

Sonnets à Orphée (1922) Rainer Maria Rilke
Photo My orchidée © Carmen Lobo

Un monde meilleur…




Il y a des jours, des mois, des années interminables où il ne se passe presque rien. Il y a des minutes et des secondes qui contiennent tout un monde.

Jean Lefèvre
Photo: Paris – La Concorde

Perdue




Il y a que je suis au bord du gouffre.
Au bord de tomber dans le cratère amoureux.
Il y a que demain, au plus tard après demain, je serai fou de lui.
Et perdu.

Gilles Leroy: Dormir avec ceux qu’on aime
Photo Paris – Canal de l’Ourcq -

Je verrai




“Je verrai l’hirondelle raser l’herbe. Je me jetterai au bord de la rivière et je regarderai le poisson plonger et reparaître dans les roseaux. J’aurai les paumes des mains marquées par les aiguilles de pin. Je déferai, j’ôterai ce qui s’est formé ; la dureté d’ici. Car quelque chose a grandi en moi, au fil des hivers et des étés, sur les escaliers, dans les chambres. Je ne veux pas être admirée comme Jinny. Quand j’arrive, je ne veux pas que les gens lèvent les yeux avec admiration. Je veux donner, qu’on me donne, je veux la solitude, et découvrir ce que j’ai.”

Virginie Woolf – Les vagues
Photo: Paris – Canal de l’Ourcq

Nostalgie




La pensée d’un homme est avant tout sa nostalgie. …
Albert Camus

Photo: Montmartre – Restaurant Moulin de la Galette (1622)

Je reviendrai




” Je reviendrai par les sentiers frissonnants sous les voûtes des feuilles de noisetiers. Je passerai devant une vieille femme qui pousse un landau rempli de petit bois ; et devant le berger. Nous ne nous dirons rien. Je reviendrai par le jardin de la cuisine, et je verrai les feuilles de choux recourbées perlées de rosée, et la maison dans le jardin aux fenêtres aveuglées de rideaux. Je monterai jusqu’à ma chambre, et je prendrai mes affaires, enfermées avec soin dans l’armoire : mes coquillages ; mes œufs ; mes herbes rares. Je nourrirai mes colombes et mon écureuil. J’irai au chenil peigner mon épagneul. Et peu à peu, j’arriverai à la chose qui a grandi en moi. Mais la cloche sonne ; on passe son temps à traîner les pieds. “

Virginie Woolf – Les Vagues
Photo: Château de Versailles

Lire. Aimer. Penser.




Lire. Aimer. Penser. Le plaisir de lire comme celui d’aimer viennent de l’expérience de la rencontre avec la pensée d’un autre hors de toute rivalité, et hors de tout dessein qui subordonnerait le fonctionnement de l’esprit. On partage la saisie de l’autre.

Pascal Quignard: ” Vie secrète”

Photo: Palais de Tokyo – La Triennale 2012 (pré-ouverture)

L’oeil moderne




“Le roman n’examine pas la réalité mais l’existence. Et l’existence n’est pas ce qui s’est passé, l’existence est le champ des possibilités humaines, tout ce que l’homme peut devenir, tout ce dont il est capable.” [p. 57]

Milan KUNDERA – L’art du roman
Photo: « Edvard Munch, l’oeil moderne » exposition au Centre Pompidou à Paris du 21 septembre 2011 au 27 janvier 2012
“Les travailleurs sortant d’usine” 1913
© Carmen Lobo

Deux amis




En certains jours, ils ne parlaient pas. Quelquefois ils causaient; mais ils s’entendaient admirablement sans rien dire, ayant des goûts semblables et des sensations identiques.

Au printemps, le matin, vers dix heures, quand le soleil rajeuni faisait flotter sur le fleuve tranquille cette petite buée qui coule avec l’eau, et versait dans le dos des deux enragés pêcheurs une bonne chaleur de saison nouvelle, Morissot parfois disait à son voisin: “Hein! quelle douceur!” et M. Sauvage répondait: “Je ne connais rien de meilleur.” Et cela leur suffisait pour se comprendre et s’estimer.

Guy de MAUPASSANT, Deux amis
Photo Montmartre at noon (april)

Un peu d’éternité




« Moi, j’ai compris très tôt qu’une vie, ça passe en un rien de temps,
en regardant les adultes autour de moi, si pressés, si stressés par l’échéance,
si avides de maintenant pour ne pas penser à demain… Mais si on redoute le lendemain,
c’est parce qu’on ne sait pas construire le présent, on se raconte qu’on le pourra demain
et c’est fichu parce que demain finit toujours par devenir aujourd’hui, vous voyez?
Donc, il ne faut surtout pas oublier tout ça. Il faut vivre avec cette certitude
que nous vieillirons et que ce ne sera pas beau, pas bon, pas gai. Et se dire que
c’est maintenant qui importe: construire maintenant, quelque chose, à tout prix,
de toutes ses forces. Gravir pas à pas son Everest à soi et le faire
de telle sorte que chaque pas soit un peu d’éternité. Le futur, ça sert à ça: à
construire le présent avec de vrais projets de vivants. »

L’élégance du hérisson, Muriel Barbery
Salon du livre 2012 (16-19 mars)

Mémoire




“Qu’est-ce d’ailleurs encore que la mémoire (ou plus simplement: le passé) sinon un vaste système de rencontres?”

Jean-Pierre Richard: Proust et le monde sensible – Paris, Seuil – 1974

© Carmen Lobo – (avec Androide) -Paris 7éme

Rendez-vous




« Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous »

Paul Eluard

© Carmen Lobo

The Book of Image




“I’m like one who’s traveled foreign oceans
among these so eternally at home;
the full days stand rote at their tables:
for me the distant roils with dreams.

Deep inside my face a world reaches,
maybe uninhabited like the moon;
but they leave no feeling unexplored,
and all their words are taken.”

Rainer Maria Rilke,  from “The Solitary”,  in The Book of Image

© Carmen Lobo – Centre Pompidou view

Carmen Lobo runs the metro

Reblogged from Doña Dulcinea:

Cliquer pour accéder à l'original

Photo made by Carmen Lobo

"Run Carmen Run" :-) Thank You Doña Dulcinea!

Sur la nuit



“Sur l’amour on avait écrit
Sortie de secours interdite en cas d’incendie
Sur le ciel on avait écrit
Vous vous trompez ce n’est pas ici
Et sur la nuit on avait écrit
On n’avait rien écrit sur la nuit.”

“Sur la nuit” Louis Aragon – Le mouvement pérpetuel

Joyeux Nöel


Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 489 followers