by Carmen Lobo

équilibristes …



Toujours au bord.
Mais au bord de quoi?

Nous savons seulement que quelque chose tombe
de l’autre côté de ce bord
et qu’une fois parvenu à sa limite
il n’est plus possible de reculer.

Vertige devant un pressentiment
et devant un soupçon:
lorsqu’on arrive à ce bord
cela aussi qui fut auparavant
devient abîme.

Hypnotisés sur une arête
qui a perdu les surfaces
qui l’avaient formée
et resta en suspens dans l’air.

Acrobates sur un bord nu,
équilibristes sur le vide,
dans un cirque sans autre chapiteau que le ciel
et dont les spectateurs sont partis.

Roberto Juarroz – XIII – 79 – Poesie verticale

Images 2010 © Carmen Lobo:  » Bercy Village » Cour Saint Emilion
Un lundi vers 17h30
 
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2 Réponses

  1. J’aime le bord
    et les spectateurs partis
    j’appelle cela l’existence
    alliance des précarités
    entre la chose et moi

    22 avril 2011 à 10 h 41 min

    • Merci pour votre visite Jean Paul! « J’ai dans mes bottes des montagnes de questions » ( disait Alain Bashung)
      J’essai de trouver qqs réponses à ses questions avec les images de Paris et une sélection de textes.
      Un équilibriste face à une décision, quelle solitude! J’aime votre idée  » l’existence alliance des précarités entre
      la chose et moi » Merci

      30 avril 2011 à 0 h 47 min

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