by Carmen Lobo

Archives de juillet, 2011

De tout mon cœur



« Yann.
J’espère te voir à la fin de l’après-midi.
De tout mon cœur.
De tout mon cœur. »

Marguerite DURAS – « C’est tout »

Photo:  © Carmen Lobo – « Versus »  de Tony Cragg exposée au musée du Louvre.

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C’est tout


Je n’ai pas dit le principal sur sa personne, son âme, ses pieds,
ses mains, son rire.
Le principal pour moi, c’est de laisser son regard quand il est seul.
Quand il est dans le désordre de la pensée.
Il est trés beau. C’est difficile à savoir.
Si je commence à parler de lui, je ne m’arrête plus.
Ma vie est comme incertaine, plus incertaine, oui, que la sienne a lui devant moi.

Marguerite DURAS – « C’est tout »

Photo:  © Carmen Lobo – Palais Royal


Au commencement


Au commencement
Au commencement n’était pas le verbe
Au commencement était l’émotion

Louis-Ferdinand Céline


La rupture de la tradition


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La rupture de la tradition, qui est pour nous aujourd’hui un fait accompli,
inaugue de fait une époque où entre vieux et neuf il n’y a plus aucun lien possible,
sinon l’infinie accumulation du vieux en une sorte d’archive monstrueuse ou
l’extranéation opérée par le même moyen que celui qui devrait servir à sa
transmission. Comme le château du roman de Kafka, qui pèse sur le village
de toute l’obscurité de ses décrets et de la multiplicité de ses bureaux,
de même la culture accumulée a perdu sa signification vivante et pèse sur
l’homme comme une menace en quoi il ne peut absolument pas se reconnaître.
Suspendu dans le vide entre vieux et neuf, passé et future, l’homme est jeté
dans le temps comme dans quelque chose d’étranger qui sans cesse lui
échappe et toutefois l’entraîne en avant sans qu’il puisse jamais trouver
en lui son point de consistance.

Giorgio Agamben, L’homme sans contenu, Circé, traduit de l’Italien par Carole Walter, 1996, p. 142.

Photo:  © Carmen Lobo – Musée des Arts Décoratifs : Hussein Chalayan à la frontière entre mode, architecture et design.  Du 5 juillet au 13 novembre 2011. Paris


« Horizontal » Calder


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« Horizontal » : Un mobile géant de Calder sur le parvis du Centre Pompidou

Entrée dans les collections nationales en dation en 1983, cette scultpture monumentale de six tonnes baptisée « Horizontal » est l’un des derniers grands « stabiles-mobiles » réalisé en France par l’artiste, a précisé le musée dans un communiqué.

Elle était restée dans l’atelier de l’artiste américain en Touraine jusqu’à sa mort en novembre 1976 et avait été présentée pour la première fois en 1983 au Centre Georges Pompidou dans le cadre de l’exposition « oeuvres monumentales de la collection du Musée national d’art moderne ». Elle avait ensuite été installée sur le parvis de la Défense à Paris en 1992 dans le cadre de l’exposition « Les monuments de Calder ».


Feu la cendre



« -Je comprends que la cendre n’est rien qui soit au monde, rien qui reste comme un étant. Elle est l’être, plutôt, qu’il y a -c’est un nom de l’être qu’il y a là mais qui, se donnant (es gibt ashes), n’est rien, reste au-delà de tout ce qui est (konis epekeina tes ousias), reste imprononçable pour rendre possible le dire alors qu’il n’est rien. »

Jacques Derrida: « Feu la cendre »

Photo: © Carmen Lobo – Gare de Lyon – Paris